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Kyoto Québec prend la tête d'une coalition «non partisane»

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/10/20061026-171924.html

Presse Canadienne (PC) Par Martin Ouellet
26/10/2006 17h19

Le gouvernement Charest prend la tête d'une coalition «non partisane» afin de forcer Ottawa à verser plus d'argent aux provinces pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Mais contrairement à l'Action démocratique du Québec (ADQ), le Parti québécois (PQ) a refusé de se joindre à la coalition, «une bébelle», qui formule ses demandes sur un ton «mièvre et mollasson», a soutenu en point de presse jeudi à Québec le député péquiste Stéphane Bergeron.

La chaise laissée vide par le PQ n'a pas semblé émouvoir outre mesure le ministre du Développement durable, Claude Béchard.

Ce dernier a présenté jeudi à la presse les 27 organismes membres de la coalition, des acteurs aussi divers que le monde municipal, les centrales syndicales, Greenpeace et la société Cascades.

Le géant du papier était d'ailleurs représenté en conférence de presse par Hubert Bolduc, l'ancien attaché de presse de l'ex-premier ministre péquiste Bernard Landry.

«C'est dommage. Tout le Québec est là sauf eux (le PQ)», a dit le ministre Béchard en haussant les épaules.

Selon lui, le PQ a manqué l'occasion de «s'élever au dessus de la partisanerie» pour faire front commun en faveur du respect des objectifs de Kyoto.

«Ils devront s'expliquer sur cette décision-là», a-t-il dit.

Dans une lettre transmise à la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, la coalition «recommande» à Ottawa de «soutenir financièrement les stratégies énergétiques et de réductions des émissions de GES des provinces» et de «réaffirmer l'adhésion du Canada aux objectifs du protocole de Kyoto».

Cependant, la lettre ne fait aucune mention du transfert de 328 millions $ que le gouvernement Charest réclame du fédéral pour l'aider à atteindre les objectifs fixés par le protocole.

Cette omission, tout comme le libellé contenu dans la missive, a convaincu le PQ de tourner le dos à la coalition, a mentionné le porte-parole de l'opposition péquiste en matière d'Environnement.

Au lieu de «recommander» un meilleur soutien financier, il aurait fallu inscrire «exiger» ou «réclamer», a évoqué M. Bergeron en guise d'explication. Le député du PQ croit aussi qu'il était essentiel d'inclure dans la lettre la revendication de 328 millions $, à titre d'exigence minimale du Québec.

Si la missive ne souffle mot des 328 millions $, c'est que le gouvernement du Québec «ne veut pas s'encarcanner (sic) dans un montant», a rétorqué M. Béchard.

«Qu'on ne vienne pas me dire que c'est parce que le 328 millions $ n'est pas là! Il est implicite. Et le jour où on ira chercher 330 ou 350 millions $, vont-ils être déçus de ne pas avoir juste 328?», a-t-il insisté.

Néanmoins, pour le PQ, la coalition n'est rien de plus que «la démonstration pathétique et pitoyable» de l'incapacité du gouvernement libéral à obtenir son dû d'Ottawa.

Un avis que ne partage d'aucune façon le directeur de Greenpeace au Québec, Steven Guilbeault, que l'on dit pourtant proche du Parti québécois.

«Ce qui s'exprime à travers cette coalition-là, c'est le leadership du Québec en entier et l'intérêt du Québec en entier sur la question des changements climatiques et du protocole de Kyoto», a-t-il analysé.

L'isolement du PQ risque-t-il de refaire surface en fin de semaine au conseil national du parti, qui portera, incidemment, sur la question de l'environnement?

Le député Bergeron n'y croit pas: «Cela n'a pas de lien», a-t-il laissé tomber.

Un nouveau terrain de soccer dans la région

http://www.hebdos.net/orb/edition472006/articles.asp?article_id=150727

Jean-Nicolas Saucier

Terminés, les matchs de soccer "locaux" à Saint-Hyacinthe; les municipalités de Sainte-Madeleine et Sainte-Marie-Madeleine disposeront, pour la saison 2007, d'un terrain de soccer flambant neuf qui sera aménagé au parc Denis-Choquette de Sainte-Marie-Madeleine.

Pour le maire de Sainte-Madeleine, Marcel Bates, il s'agit de l'aboutissement de plusieurs années d'efforts et de concertation. "Devant le refus de Saint-Hyacinthe de nous laisser utiliser leurs terrains l'an prochain, nous avons dû prendre les choses en mains. Depuis trois ans, nous avions des discussions à ce sujet et nous avons travaillé très fort au cours des derniers mois pour parvenir à cette entente, a expliqué M. Bates. C'est l'aboutissement de sept mois de dur labeur et nous sommes très heureux de pouvoir offrir à nos citoyens un terrain de qualité réclamé depuis plusieurs années déjà."

Les jeunes de la région pourront mettre les pieds sur le nouveau terrain de soccer à 11 joueurs dès le mois de mai prochain, pour le début de la saison 2007. C'est en présence de nombreux dignitaires que le projet a été officialisé. Le terrain portera le nom de terrain Desjardins, une reconnaissance à l'endroit de la Caisse populaire qui a offert une contribution financière de 30 000 $ afin de concrétiser le projet.

L'entente prévoit que O.T.J. Desnoyers, l'organisme en charge des loisirs à Sainte-Madeleine et Sainte-Marie-Madeleine, louera le terrain à la paroisse de Sainte-Marie-Madeleine durant 10 ans pour la somme symbolique de un dollar. Les deux municipalités concernées acquitteront chacune 10 % de la facture totale, estimée à environ 90 000 $. Les commerçants des deux municipalités ont, jusqu'à présent, offert plus de 6000 $ en dons afin de contribuer concrètement au projet.

O.T.J. Desnoyers est toujours en attente d'une réponse du pacte rural, une entente entre le gouvernement provincial et les MRC qui vise à renforcer et soutenir le développement des milieux ruraux. Également présent à cette première pelletée de terre, Simon Lacombe, maire de Sainte-Marie-Madeleine, a souligné l'importance d'un tel projet.

"L'aboutissement de ce projet est très important pour nous, ça nous permettra de conserver nos jeunes chez nous et de les faire jouer ici, dans leur communauté. Les citoyens le réclamaient et nous avons fait le nécessaire pour y arriver", a précisé le maire de la paroisse.

Le terrassement devrait être complété cet automne, alors que la pelouse sera quant à elle installée au printemps prochain. Le député de Verchères, Stéphane Bergeron, s'est remémoré qu'il s'agit là d'un des premiers projets dont on lui a parlé à son entrée en fonction.

"Je trouve important de permettre aux jeunes de jouer dans leur communauté. Il y a un grand engouement autour de ce projet, je salue la mobilisation et l'initiative des municipalités pour renforcer le sentiment d'appartenance au sein de leur communauté. C'est une nécessité et c'est à encourager", a expliqué le député qui, de façon personnelle, a lui-même contribué à raison d'un don de 1000 $ pour la réalisation du projet.

CONVENTION SUR L'AVENIR DE KYOTO À NAIROBI Québec sans droit de parole

http://www.cyberpresse.ca/article/20061109/CPSOLEIL/61109225&SearchID=73262633712778

Simon Boivin
Le Soleil

Claude Béchard devra se contenter de la diplomatie de corridor à Nairobi. Ottawa veut parler « d’une seule voix » à la convention de l’ONU sur l’avenir du Protocole de Kyoto.

Les espoirs du ministre du Développement durable du Québec sont restés vains. Son homologue fédéral Rona Ambrose n’entend pas faire écho à la position québécoise lors de la réunion internationale. Chose que M. Béchard compte lui faire regretter en faisant « entendre notre voix, haut et fort » sur tout ce qu’il trouvera comme tribune.

« À leur place, j’aurais préféré laisser un peu de mon temps de parole au Québec plutôt  que d’entendre Béchard dans le corridor pendant cinq jours », a-t-il déclaré. (...) J’ai l’impression que je vais passer une meilleure semaine au Kenya que Mme Ambrose. »

La ministre fédérale de l’Environnement dit être attachée au Protocole de Kyoto, mais avoir l’honnêteté de reconnaître que les objectifs sont inatteignables.

Un peu plus tôt cette semaine, Claude Béchard a semblé croire que Mme Ambrose accepterait de partager ses minutes pendant l'audience principale. Pourtant, elle a indiqué, hier, s'être entendue avec lui pour dire que le Canada parle d'une seule voix.

«Ça les rend nerveux de savoir que pendant qu'ils vont dire que les objectifs sont difficiles à atteindre, quelqu'un va dire que c'est possible», a observé M. Béchard. Il refuse néanmoins de voir de la rebuffade un échec pour les relations internationales du Québec.

Le ministre croit qu'il obtiendra «autant de visibilité sinon plus» en faisant la tournée des événements parallèles à la conférence.

Du côté de l'opposition, le critique en matière de Développement durable, Stéphane Bergeron, estime que M. Béchard n'obtiendra pas les résultats escomptés à «hanter les corridors». Il soutient que le ministre savait qu'Ottawa fermerait la porte et qu'il a «induit la population en erreur« en laissant planer l'équivoque.

Conférence de Nairobi Québec ne craint pas d'être isolé

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2006/11/10/002-charest-reax-ambrose.shtml

Le premier ministre Jean Charest préfère tourner la page sur la controverse entourant le refus du gouvernement fédéral d'accorder un temps de parole au Québec lors des plénières à la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques à Nairobi, au Kenya.

« Nous allons à la conférence et nous allons débattre », a lancé vendredi Jean Charest, en marge d'une annonce pour la construction d'un théâtre au Collège Dawson de Montréal.

Le premier ministre ne voit pas dans le refus d'Ottawa de donner la parole au Québec la marque d'un fédéralisme inflexible, mais plutôt le reflet de divergences normales dans une fédération. « Il arrive que les positions québécoises ne soient pas celles d'autres gouvernements au Canada », a-t-il commenté laconiquement.

Le ministre fédéral responsable de la région de Montréal, Michael Fortier, qui était à ses côtés, a refusé de commenter la position pro-Kyoto du Québec. Il a souligné que les deux gouvernements poursuivaient des objectifs communs par des voies différentes.

Béchard et Ambrose croisent le fer

Rappelons que la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, a annoncé jeudi sa décision de ne pas accorder au Québec une part du temps de parole alloué au Canada lors de la conférence afin de parler « d'une seule voix ».

Cette décision a fait bondir le ministre Béchard. « Ce n'est pas vrai que le Canada va parler d'une seule voix si cette voix ne représente pas le Québec, il va falloir qu'ils comprennent cela », a-t-il lancé. « La voix du Québec se fera entendre, je profiterai de toutes les tribunes. »

À Nairobi, le ministre Béchard inaugurera d'ailleurs deux activités parallèles, selon le programme des événements. Lundi, il présentera l'allocution d'ouverture du Climat Group, un groupe d'États fédérés et d'entreprises, et mercredi, celle d'un colloque du Centre de droit international sur le développement durable.

Cette activité en coulisses aura tout de même un effet, estime M. Béchard qui fait une mise en garde: « La prochaine fois, le gouvernement [fédéral] va préférer nous ouvrir la porte tout de suite plutôt que de nous entendre dans les corridors pendant cinq jours. »

Le critique du Parti québécois en matière d'Environnement s'est dit peu impressionné par les « bravades » du ministre Béchard. Stéphane Bergeron estime qu'il joue « la comédie » et qu'il savait depuis lundi que la ministre fédérale de l'Environnement rejeterait toute prise de parole du Québec lors des plénières.

Selon Le Devoir, le cabinet du ministre Béchard nie qu'il y ait eu entente dès lundi avec la ministre Ambrose pour présenter une position commune, comme le laissait entendre jeudi cette dernière.

Le choix de la transparence

« Le protocole de Kyoto, c'est très important pour notre gouvernement », a déclaré jeudi la ministre dans une entrevue accordée à Radio-Canada. Elle estime que son projet de loi sur la qualité de l'air, présenté dernièrement, en est la preuve.

Les choix du gouvernement conservateur en matière d'environnement sont toutefois durement critiqués, surtout en raison de l'abandon des objectifs du protocole de Kyoto. « Nous adhérons au protocole de Kyoto, mais nous ne pouvons pas atteindre ses objectifs », a laissé tomber la ministre.

Devant ce constat, une attitude responsable consiste à revoir ces objectifs, pense-t-elle. « Nous avons décidé d'être honnêtes et transparents envers la communauté internationale », a-t-elle affirmé.

Par ailleurs, la ministre fédérale de l'Environnement a affirmé qu'elle reconnaîtrait publiquement à Nairobi la volonté du Québec d'atteindre les cibles de Kyoto, mais en soulignant les efforts similaires accomplis en ce sens par les villes et provinces canadiennes.

Pendant ce temps, à Ottawa, le Parti libéral et le Bloc québécois demandaient au gouvernement Harper de revoir sa position au sujet du protocole de Kyoto pour attaquer de front le problème des émissions de gaz à effet de serre.

L'ampleur des réductions d'émissions de gaz à effet de serre imposées par Ottawa aux industries canadiennes ne sera pas connue avant janvier.

Le ministre Claude Béchard part pour Nairobi en désaccord avec Ottawa

Presse Canadienne
http://www.matin.qc.ca/quebec.php?article=20061109180453

C'est avec de sérieuses divergences que le Québec et le Canada se présentent ensemble à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui s'ouvre lundi prochain à Nairobi, capitale du Kenya.

Incapable de s'entendre avec le gouvernement fédéral, le ministre québécois du Développement durable Claude Béchard part pour la Conférence de Nairobi avec l'intention d'y défendre le point de vue du Québec.

"C'est dommage mais on ne lâchera pas le morceau. Ce n'est pas vrai que le Canada va parler d'une seule voix si cette voix ne représente pas le Québec. Il va falloir qu'ils comprennent cela", a déclaré jeudi le ministre Béchard, quelques heures avant de s'envoler pour la capitale du Kenya où se tiendra la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.

Le Québec a l'intention de faire connaître "haut et fort" son Plan vert destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre. "On va parler de notre plan. Si le gouvernement fédéral parle au nom du Canada, le gouvernement du Québec va parler au nom du Québec", a poursuivi M. Béchard.

"On n'est pas du tout assuré de tout ce qui va être dit par Mme Ambrose à ce moment, il est clair que notre voix sera entendue. Il ne semble pas y avoir beaucoup d'ouverture d'Ottawa mais on ne lâchera pas. La voix du Québec se fera entendre. Je profiterai de toutes les tribunes", a déclaré le ministre Béchard.

Le Québec et le Canada ne s'entendent pas sur l'application du Protocole de Kyoto, qui vise à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Québec entend se conformer scrupuleusement au Protocole et même en dépasser les normes. Mais le gouvernement conservateur de Stephen Harper n'entend pas honorer les objectifs du Protocole qu'il trouve "irréalistes".

Comme les deux gouvernements ne s'entendent pas, Québec a insisté pour pouvoir prendre officiellement la parole à ce forum international, mais Ottawa a rejeté la demande, estimant que le Canada "ne doit parler que d'une seule voix".

C'est donc dans les corridors et ailleurs qu'au lutrin principal que M. Béchard devra faire connaître ses points de vue.

Québec a bien tenté de convaincre Ottawa de le laisser parler, en citant de nombreux précédents où la voix du Québec a pu se faire entendre sur la scène internationale. Mais en vain.

"Je n'irai pas dire que c'est un échec, mais on va faire la preuve qu'il vaut mieux laisser les gens parler", a poursuivi M. Béchard. Le ministre a insisté sur le fait que la position québécoise est "cohérente" avec le Protocole qu'Ottawa a signé.

M. Béchard dit travailler pour l'avenir: "La prochaine fois, le gouvernement (fédéral) va préférer nous ouvrir la porte tout de suite plutôt que de nous entendre dans les corridors pendant cinq jours. Ils sont un peu nerveux".

Pour sa part, à Ottawa, la ministre canadienne de l'Environnement, Rona Ambrose, n'a pas eu l'air trop préoccupée de la situation.

"Nous nous sommes entendus (M. Béchard et moi) pour que le Canada parle d'une seule voix à Nairobi. Nous avons beaucoup d'objectifs en commun et pour ça, nous allons parler d'une seule voix à Nairobi", a-t-elle déclaré à sa sortie des Communes, jeudi.

Les partis d'opposition ont d'autre part tenté de convaincre le gouvernement conservateur de changer de position envers le respect du Protocole de Kyoto.

Les chefs du Bloc québécois Gilles Ducepe et du Parti libéral du Canada Bill Graham ont invité le premier ministre Stephen Harper à mettre la partisanerie politique de côté et à modifier son point de vue.

Assis à la même table le temps d'une conférence de presse conjointe, MM. Duceppe et Graham ont tendu une perche à leur vis-à-vis conservateur afin que le Canada adopte une politique pro-Kyoto lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. La demande trouve aussi écho chez les néo-démocrates, qui ont préféré faire bande à part plutôt que de partager le même lutrin que les libéraux.

La ministre Ambrose doit arriver à Nairobi au cours de la fin de semaine, pour prendre part à l'événement. Depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir, la position du Canada s'est modifiée, passant d'un ardent défenseur du Protocole à celle d'un pays qui juge "irréalistes" les cibles du traité international.

Selon les partis d'opposition, le gouvernement minoritaire conservateur doit cesser de renier le Protocole de Kyoto et "montrer l'exemple en s'engageant formellement à honorer l'objectif" de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

M. Duceppe admet que c'est demander au premier ministre Harper et à son gouvernement de "remonter une côte très abrupte", mais il estime qu'il est de son devoir de le faire.

"M. Harper a changé d'avis sur d'autres questions, qu'il le fasse (sur celle-ci), a indiqué le chef du Bloc. C'est sa responsabilité, il en va plus que de l'intérêt partisan de chacun des partis, il en va plus que des clientèles de chacun des partis, il en va plus que de l'intérêt des pétrolières."

Le chef libéral a rappelé que la position du gouvernement minoritaire ne reflète pas celle de la majorité aux Communes, ni celle de la majorité de la population.

"Les Canadiens veulent que notre gouvernement agisse en leader, en leader mondial sur cette question", a argué M. Graham.

L'appel des partis d'opposition n'a pas fait fléchir la ministre fédérale qui continue de maintenir que le plan des conservateurs est adéquat. "Le plan du Bloc n'existe pas et celui des libéraux ne fonctionne pas", a répliqué Mme Ambrose.

Par ailleurs, le porte-parole du Parti québécois, Stéphane Bergeron, député de Verchères, estime que ce qui s'est passé entre les gouvernements de Québec et d'Ottawa est "une nouvelle manifestation d'échec".

"Les tribunes offertes au Québec seront limitées et une seule personne, Mme Ambrose, parlera au nom du Canada", a dit le député Bergeron.

Environnement | algue didymo Le ministère impuissant

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/11/20061109-055702.html

Jessica Nadeau
Le Journal de Montréal
09/11/2006 05h57

Le ministère de l'Environnement avoue être impuissant en ce moment face à la menace de la nouvelle algue didymo, mais promet quand même un plan d'action concret pour la prochaine saison de pêche.
Les articles du Journal de Montréal, qui dénonçaient l'inaction du gouvernement à la suite de l'apparition d'une nouvelle espèce d'algue envahissante dans les rivières Matapédia et Restigouche, a fait réagir le ministère de l'Environnement hier.

«Nous avons essayé de trouver les meilleurs moyens pour contrôler le problème, mais nous n'avions pas une très bonne expertise parce que c'est la première fois qu'on voyait cette algue dans le Nord-Est américain», affirme Marc Simoneau, du ministère de l'Environnement.

Il plaide également que même si l'algue a été découverte au début de l'été, elle n'a été formellement identifiée qu'à la fin du mois d'août et que le ministère avait besoin de temps pour procéder aux échantillonnages afin de connaître l'ampleur du problème avant d'établir un plan d'action.

Si le ministère «ne peut revenir en arrière», il assure qu'il va faire tout ce qui est possible pour circonscrire cette algue nuisible au bassin de la Matapédia... mais pas maintenant.

Échantillonnages

«Les algues meurent à l'automne, alors ce n'est pas possible de faire des échantillonnages maintenant, dit M.Simoneau. On ne peut rien faire en ce moment, mais on doit planifier notre stratégie pour la prochaine saison.»

Ne sentant pas l'urgence, le ministère affirme «être en train de préparer tout ça» pour arriver avec une campagne de sensibilisation dans le cadre d'un plan stratégique d'ici le printemps prochain.

Du côté du Parti québécois, le porte-parole en matière d'environnement, Stéphane Bergeron, s'insurge: «Une campagne de sensibilisation est de mise. N'attendons pas en janvier ou au printemps pour attaquer le problème, il faut la mettre en branle le plus rapidement possible.»

L'algue didymo est une espèce envahissante exotique. Elle a été aperçue au début de l'été par les pêcheurs sur la rivière Matapédia. Elle s'est déjà propagée du côté du Nouveau-Brunswick dans la Matapédia et la Restigouche.

Selon le ministère, l'algue didymo, qui fait présentement des ravages en Nouvelle-Zélande, aurait été introduite au Québec de façon accidentelle, mais on soutient qu'il est impossible d'en connaître précisément la source.

La propagation de l'algue didymo se fait principalement par le matériel de pêche mal nettoyé.

jnadeau@journalmtl.com

... favorise l'autoroute 30 sur la route 132

Normand Laberge

http://www.hebdos.net/lrd/edition452006/articles.asp?article_id=149078

DELSON - Quelques jours avant la venue de Jean Charest qui fera une annonce relativement à l'autoroute 30, le candidat du Parti québécois dans La Prairie prend position dans le dossier.

Comme on s'y entendait François Rebello est en faveur du parachèvement de l'autoroute 30 sur la route 132.

Le candidat péquiste soutient que le tracé nord permettrait de sauver une demi-heure par jour de temps en transport par rapport au tracé dans les terres agricoles actuellement sur la table à dessin des libéraux.

"Après le premier deux kilomètres d'autoroute réalisé sur la route 132, pourquoi Jean Charest n'annonce pas la poursuite des travaux pour les cinq kilomètres qui restent?, a-t-il fustigé en reprenant les propos du comité de l'autoroute 30 sur la route 132. C'est vraiment ridicule de faire deux kilomètres pour aboutir sur une lumière. C'est le bouchon Jean Charest!"

En refusant de terminer la 30 sur la 132, le gouvernement libéral risque d'ajouter des délais et des coûts puisque selon M. Rebello, le tracé en zone agricole ne réglera pas le problème de la congestion actuelle. Il détruira par surcroît 550 hectares des meilleures terres agricoles du Québec.

"Il ne faut pas oublier que malgré les annonces, les expropriations n'ont pas été effectuées sur le tracé sud et ce, contrairement au tracé de la route 132 où celles-ci ont été complétées", a-t-il ajouté.

M. Rebello a rappelé que le tracé de Jean Charest ne prévoit aucune voie d'accès pour les citoyens qui sont très touchées actuellement par la congestion tel que le recommande le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.

"Alors que plus de 75 % du trafic sur la 132 est de provenance locale, il est évident qu'une nouvelle autoroute sans sorties ne facilitera pas la vie de ces mêmes citoyens qui ne pourront y avoir accès", a-t-il indiqué.

Pour éviter la congestion
Comparant les avantages respectifs des deux tracés, M. Rebello tend à démontrer que celui de la route 132 permettra aux automobilistes, roulant du rond-point de la 30 et de la 15 vers l'ouest jusqu'aux limites de Kahnawake, de sauver 23 minutes en période congestion. En revanche, celui du sud permettrait d'épargner neuf minutes en période de congestion.

"L'écart à l'avantage du tracé de la route 132 est donc de 14 minutes, a-t-il exposé. Il s'agit d'un gain d'une demi-heure par jour pour un citoyen faisant ce trajet aller-retour, sans compter l'apport non négligeable de ce choix pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre."

Pour éviter la congestion durant la période des travaux de la route 132, M. Rebello concède qu'il faudra finaliser d'abord les voies de service de chaque côté, ce qui n'a pas été le cas pendant la construction des deux premiers kilomètres à Candiac. Ce qui fait dire à M. Rebello que dans l'éventualité qu'un boulevard urbain soit construit, de tels travaux créeraient "un épouvantable bordel" puisqu'il n'y aurait pas de voies de service.

M. Rebello a précisé qu'il n'est pas le seul à penser ainsi. Plusieurs commerçants qu'il a rencontrés seraient d'accord avec le prolongement de la 30 sur la 132. C'est le cas notamment du directeur général du concessionnaire Kia à Saint-Constant, Sylvain Gagnon, qui est d'avis que "l'absence de fluidité du trafic dissuade les consommateurs de venir nous voir", a-t-il souligné.

Cette position est aussi celle du Parti québécois qui a réaffirmé lors de son conseil régional que le tracé de la route 132 était préférable à celui dans les terres. Elle va cependant à l'encontre du chef du Parti québécois, André Boisclair, qui a déclaré lors de sa visite dans les bureaux du Reflet que pour lui le dossier de la 30 était clos.

"C'est clair que pour nous, ce n'est pas aider notre environnement et notre agriculture que de rajouter du bitume sur nos terres agricoles", a déclaré le député de Verchères et critique du PQ en matière d'Environnement, Stéphane Bergeron.

Le PQ somme le gouvernement d'aider les producteurs de pomme de terre de Saint-Amable

http://www.corusnouvelles.com/nouvelle-pq_somme_gouvernement_aider-35415-27.html

(CN) - Le Parti québécois somme le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Vallières, d'agir afin de venir en aide aux producteurs de pommes de terre de Saint-Amable.
«Depuis la mi-août, une trentaine de producteurs sont privés de revenus et subissent une dépréciation notable de la valeur de leur terre en raison d'un parasite qui infeste leur terre. Ce type d'avarie n'est pas couvert par les programmes d'assurance récolte actuels du gouvernement du Canada et du Québec. Or, le ministre Vallières demeure insensible. Ça fait presque trois mois. C'est inacceptable», a déclaré le député des Iles-de-la-Madeleine et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'agriculture, de pêcheries et d'alimentation, Maxime Arseneau.

«Qu'est-ce que le ministre Vallières attend pour venir en aide à ces producteurs qui vivent une situation intenable? Pourquoi n'a-t-il rien annoncé à la suite de sa rencontre la semaine dernière avec son homologue fédéral, Chuck Strahl? Est-ce que le ministre Vallières veut couvrir le fédéral qui tourne encore une fois le dos aux agriculteurs du Québec?», a ajouté M. Arseneau.

«Jusqu'à maintenant, le ministre Yvon Vallières n'attend qu'un signe d'ouverture de la part de son homologue fédéral, signe qui ne vient visiblement pas. Privés de revenu, les producteurs affectés doivent quand même vivre et rencontrer leurs obligations. Pendant que la situation se détériore et que tout le monde semble tergiverser, les producteurs, eux, doivent continuer de nourrir leur famille. Il y a urgence d'agir pour ces producteurs qui attendent que leur ministre de l'Agriculture du Québec réponde enfin à leurs cris de détresse», a conclu le député de Verchères et porte-parole en matière d'environnement, de faune et de parcs, Stéphane Bergeron.

Rappelons que le ver nématode doré a été découvert par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) dans une exploitation agricole de la MRC de Lajemmerais, en Montérégie. Sitôt que sa présence a été confirmée, l'ACIA a mis en quarantaine toutes les fermes de la MRC, appliquant des mesures rigoureuses et conformes aux normes scientifiques internationales. Ainsi donc, depuis le 16 août dernier, le ministère de l'Agriculture américain a décrété un embargo sur les expéditions de pommes de terre du Québec aux États-Unis. L'embargo a été levé le 16 octobre dernier pour les producteurs de l'ensemble du Québec, sauf pour ceux de la zone touchée.

Il y aura rencontre sur les changements climatiques à Québec en février

http://www.matin.qc.ca/quebec.php?article=20061102165354

Presse Canadienne

Il y aura une importante rencontre de ministres responsables de l'énergie et de l'environnement à Québec en février prochain, a indiqué jeudi le premier ministre Jean Charest à l'Assemblée nationale.

La rencontre regroupera des élus des cinq provinces de l'Est du Canada et les six Etats américains de la Nouvelle-Angleterre.

"J'ai personnellement demandé qu'il y ait une réunion des ministres de l'Environnement et de l'Energie sur cette question-là, parce que, bien au-delà des juridictions du Canada, nous allons poursuivre une stratégie régionale de réduction de gaz à effet de serre pour l'Est du continent", a déclaré M. Charest.

Le premier ministre a invoqué ce geste devant l'opposition péquiste qui lui reproche de n'avoir pas encore fait voter par l'Assemblée nationale la position officielle du Québec sur le Protocole de Kyoto et la réduction des gaz à effet de serre.

La députée péquiste de Taillon, Marie Malavoy, a noté que la prise de position officielle du Québec doit être entérinée par l'Assemblée nationale.

Le gouvernement Charest a déposé une motion en ce sens devant la Chambre en mars dernier, mais a négligé de la faire adopter depuis cette date.

"Pour que le Québec soit lié par le Protocole de Kyoto, il faut que le gouvernement fasse un décret. Il faut au préalable que cette Assemblée ait approuvé formellement le protocole. Il serait opportun, voire essentiel, sachant que M. Harper exigera la révision du Protocole de Kyoto la semaine prochaine, que le ministre québécois du Développement durable ait en main la position du Québec sur les questions d'environnement concernées par le Protocole de Kyoto", a dit la députée de Taillon.

Le ministre du Développement durable Claude Béchard se rendra en effet la semaine prochaine à la réunion convoquée à Nairobi (Kenya) par les Nations unies pour débattre des changements climatiques.

"Le ministre bien sûr y défendra la position du Québec, qui est très connue", a expliqué la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay. Cette position d'appui au Protocole de Kyoto est basée sur le Plan vert de réduction des gaz à effet de serre que le gouvernement Charest a dévoilé au printemps dernier.

Cette position québécoise est contraire à celle du gouvernement fédéral, qui, lui, s'oppose à une application immédiate du Protocole de Kyoto.

Le député péquiste de Verchères, Stéphane Bergeron, a fait remarquer que des entreprises québécoises sont pénalisées à cause de la position d'Ottawa. "Pas une seule entreprise québécoise ou canadienne n'est présente actuellement au Marché des carbones à Beijing à cause la position du gouvernement canadien", a noté le député Bergeron.

"Je conviens qu'il peut y avoir des répercussions à ce niveau-là. J'invite toutes les compagnies à faire pression sur le gouvernement fédéral et à lui dire finalement le tort que peut causer la position fédérale", a reconnu la ministre Gagnon-Tremblay.

Kyoto: Québec maintient la pression sur Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/article/20061031/CPACTUALITES/61031161/5032/CPACTUALITES

Presse Canadienne
Québec

Malgré les rebuffades successives en provenance d'Ottawa et le scepticisme affiché par l'opposition péquiste, le gouvernement Charest s'accroche à son objectif: obtenir au moins 328 millions $ du gouvernement fédéral pour transformer son plan vert en réalité.

Les récentes déclarations de la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, indiquent pourtant que Québec devra batailler plus fort que prévu pour espérer arriver à ses fins et qu'il aura besoin de tous les appuis disponibles.

Dans cet esprit, mardi, le premier ministre Jean Charest n'a pas manqué l'occasion, en Chambre, de reprocher au chef de l'opposition, André Boisclair, d'avoir boudé la coalition mise sur pied par son ministre du Développement durable, Claude Béchard, en vue de forcer la main d'Ottawa pour financer des projets de lutte aux gaz à effet de serre au Québec.

Selon M. Charest, le chef péquiste «a choisi les intérêts de la partisanerie par-dessus les intérêts de la patrie», en refusant d'adhérer à la coalition québécoise pro-Kyoto, créée la semaine dernière et qui regroupe des gens d'affaires, des groupes environnementaux, de même que l'Action démocratique.

De son côté, le ministre Béchard a tenté en point de presse de ne pas trop jeter d'huile sur le feu, à la suite des déclarations de son homologue fédérale, Rona Ambrose, qui a pointé du doigt les lacunes présumées du plan vert du Québec.

De l'avis de Mme Ambrose, le plan du Québec fait trop de place aux mesures volontaires destinées à l'industrie et a le tort de ne pas s'attaquer à la pollution atmosphérique.

M. Béchard s'est dit «renversé» et «déçu» des commentaires de la ministre, en soulignant que le plan du Québec avait été bien mieux accueilli par les groupes environnementaux que le projet de loi fédéral sur la qualité de l'air.

«Notre plan est le meilleur au Canada. Ça, c'est clair. Et si on le compare à celui-là du gouvernement fédéral, c'est aussi clair», a dit le ministre Béchard, en point de presse, en faisant valoir que les industries québécoises avaient déjà diminué leurs émissions de gaz de 72 pour cent par rapport à 1990.

«On ne lâchera pas», pour obtenir d'Ottawa les sommes manquantes, a-t-il dit.

Invité à Nairobi

Il a par ailleurs semblé accueillir favorablement l'invitation lancée par la ministre Ambrose de l'accompagner à la conférence de Naïrobi, au Kenya, la semaine prochaine, rencontre qui doit porter sur les suites à donner au protocole de Kyoto après l'échéance de 2012.

En point de presse, M. Béchard a soutenu que s'il s'y rendait ce serait pour défendre les intérêts du Québec et défendre Kyoto. «C'est pas vrai que le Québec va se taire au niveau international», a-t-il dit.

Mais sa détermination à l'égard d'Ottawa et ses professions de foi envers Kyoto n'ont pas semblé émouvoir l'opposition. Le ministre Béchard a l'air d'un «cocu content», selon le porte-parole de l'opposition officielle en environnement, le député Stéphane Bergeron, nullement impressionné par les retombées du «fédéralisme d'ouverture» que devait pratiquer le gouvernement conservateur à l'endroit du Québec.

C'est un fait que les relations sont de plus ne plus tendues entre Québec et Ottawa, depuis que le gouvernement Harper refuse de verser les 328 millions $ attendus par le gouvernement Charest.

Québec s'est engagé à investir 72 pour cent des sommes requises pour mener à bien son plan vert, le reste — quelque 328 millions $ — devant être assumé par Ottawa.

Mardi, le premier ministre Charest a semblé contredire, en Chambre, le ministre fédéral des Finances, dont le cabinet affirmait la semaine dernière que l'Ontario, elle, recevrait les 538 millions $ promis l'an dernier par le gouvernement précédent, vu que cette province, contrairement au Québec, avait une entente signée en poche.

M. Charest a insisté pour dire que «l'Ontario nie avoir reçu de l'argent pour une entente sur les changements climatiques».

La semaine dernière, un porte-parole du ministre Flaherty, Dan Miles, déclarait à propos de l'entente avec l'Ontario qu'Ottawa financerait «pleinement cet accord, que nous respecterons à la lettre».

En novembre 2005, Québec et Ottawa étaient venus bien proches d'une entente de 328 millions $, mais les querelles épiques entre les ministres de l'époque (Thomas Mulcair, à Québec, et Stéphane Dion, à Ottawa) avaient fait échouer les négociations à la dernière minute.

Énergie éolienne

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2006/10/31/003-eolien-motion-corbeil.shtml

Vents contraires à Québec

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, a déposé mardi à l'Assemblée nationale une motion concernant la nationalisation de l'éolien.

La motion réitère le choix du gouvernement de développer ce secteur en partenariat avec le privé et exclut en conséquence toute forme de nationalisation.

Le gouvernement Charest veut ainsi réagir à la proposition adoptée en fin de semaine par les militants péquistes pour la nationalisation, à laquelle leur chef André Boisclair s'était cependant vertement opposé.

Dès lundi, tant le premier ministre Jean Charest que son ministre de l'Environnement Claude Béchard ont pourfendu le projet mis de l'avant par les militants péquistes. En entrevue à La Presse, l'ex-premier ministre péquiste Bernard Landry a pour sa part approuvé la décision de M. Boisclair de voter contre ses militants.

« Si René Lévesque avait été au conseil national en fin de semaine, il aurait voté comme André Boisclair », a dit à La Presse M. Landry, en réplique aux militants qui se réclamaient du fondateur du PQ pour justifier leur motion. Il a ajouté que rien n'empêchera pour autant Hydro-Québec de faire des soumissions, voire, si elle le souhaite, de dominer à terme la production d'énergie éolienne.

Le député de Verchères, Stéphane Bergeron, a pour sa part déposé une motion qui demande à l'Assemblée nationale de déplorer le refus d'Ottawa d'octroyer les 328 millions de dollars promis sous Paul Martin et souhaité par Québec pour financer son plan de lutte contre les changements climatiques.

Aussitôt après, le ministre de l'Environnement, Claude Béchard, a déposé une motion pour l'essentiel similaire qui demande à Ottawa de respecter la volonté des Québécois et exige en conséquence un financement d'au moins 328 millions pour mettre en oeuvre le plan. Les deux motions n'ont donné lieu à aucun débat.

PLAN DE RÉDUCTION DES GES

http://www.cyberpresse.ca/article/20061031/CPACTUALITES/61031161/5032/CPACTUALITES

Québec déçu et surpris des critiques d'Ambrose
Presse Canadienne
Québec

Québec est renversé et déçu des critiques de la ministre fédérale Rona Ambrose à l'endroit de son plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le ministre de l'Environnement, Claude Béchard, estime que son homologue fédéral est bien mal placée pour agir de la sorte, puisque le plan québécois a été accueilli beaucoup plus favorablement que le sien.

M. Béchard continue de réclamer les 328 millions $ que Québec attend pour l'application de son plan de réduction des GES, même si Ottawa a prévenu qu'il devait en faire son deuil.

Il n'écarte pas la possibilité de se rendre à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques, au Kenya, pour défendre la position québécoise en faveur du protocole de Kyoto.

Le porte-parole péquiste en matière d'environnement, Stéphane Bergeron, qualifie le ministre de «cocu content», précisant que l'embellie dans les relations Québec-Ottawa semble s'étioler.

Pour sa part, à l'Assemblée nationale, le premier ministre Jean Charest a accusé le PQ d'avoir abandonné les Québécois en refusant de joindre la coalition formée pour demander le respect du protocole de Kyoto du gouvernement fédéral.

Nationalisation de l'éolien: Boisclair refuse de suivre ses militants

Denis Lessard
La Presse
Québec

http://www.cyberpresse.ca/article/20061030/CPACTUALITES/610300777/1019/CPACTUALITES

Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a pris de front ses militants hier. Pas question pour lui de « nationaliser » l'énergie éolienne, a-t-il prévenu, au terme d'un conseil national où cette proposition avait pourtant reçu l'aval de la majorité des délégués.

« J'en assume la responsabilité », a soutenu M. Boisclair en point de presse, après avoir indiqué que son parti n'allait pas proposer l'étatisation de ce secteur aux prochaines élections. Il passait ainsi à la trappe la résolution qui venait tout juste d'être entérinée en plénière prévoyant qu'Hydro-Québec « prendra charge du développement éolien via la nationalisation ».

Sur le parquet, en dépit des interventions musclées de François Legault et Rita Dionne Marsolais, respectivement critiques en matière de finances et d'énergie, les militants avaient voté dans l'enthousiasme en faveur de la motion, issue de l'aile gauche du PQ.

«Si on veut un Québec prospère, le PQ doit se réconcilier avec l'entreprise. Il faut dire non à cette position dogmatique, la nationalisation », avait lancé M. Legault.

Devant cette défaite, M. Boisclair, visiblement piqué au vif, avait quitté sur-le-champ la salle du congrès et convoqué sa garde rapprochée pour discuter de la suite des choses. Dès lors, ses conseillers faisaient savoir que, même adoptée, la «nationalisation» de l'éolien ne ferait pas partie du programme électoral du PQ.

Muet jusqu'au vote, Stéphane Bergeron, critique de son parti en matière d'environnement, se disait, lui, pleinement satisfait du résultat. «Les militants se sont prononcés, ils souhaitent que le PQ mette de l'avant, dans sa plateforme, l'idée de la nationalisation de l'éolien. J'ose espérer qu'on va proposer cela à la population. Les militants ont parlé aujourd'hui», avait insisté le député de Verchères. Hier, plusieurs députés des régions ont d'ailleurs voté en faveur de la nationalisation ou ont, par abstention, refusé d'appuyer leur chef.

L'autoroute 25

Presque sans débat cette fois, le conseil national a aussi décidé que, une fois élu, le PQ «mettrait fin sans délai au prolongement de l'autoroute 25». Il s'agit d'une position «cohérente» pour des congressistes qui ont discuté pendant deux jours de dépendance au pétrole et d'étalement urbain, a fait valoir Jean-François Nolet, membre de l'exécutif. La fermeture de l'autoroute 19 a montré qu'il était possible de réduire sans douleur de 10 000 véhicules par jour le trafic vers l'île de Montréal, a souligné Patrick Jasmin-Lemay, militant de Laval. Mécontente, Jocelyne Caron, élue de Terrebonne, est alors intervenue pour marteler que le PQ manquait à sa parole. Le pont sur la 25 faisait partie des engagements du gouvernement péquiste pour Lanaudière dès 2002, a-t-elle rappelé.

En point de presse, M. Boisclair a souligné plus tard que Québec devait en priorité améliorer les transports en commun et entretenir les routes et structures existantes avant d'en ajouter. Les travaux pour parachever la 50 ou toute autre autoroute ne seront pas des priorités pour un gouvernement péquiste.

Du «mou flou»

Mais c'est le refus du chef de suivre la voie tracée pour la nationalisation de l'éolien qui a suscité le plus de réactions chez les militants.

«Ce que dit M. Boisclair, ce n'est pas ce qui a été voté. La décision du conseil national est très claire», a répliqué en fin de journée l'ancien président de la CSN Marc Laviolette, membre du SPQ libre, club politique au sein du PQ, et l'un des principaux partisans de la nationalisation. Il a avoué être «déçu de l'interprétation faite par M. Boisclair de la volonté des membres».

«On se ramasse dans du mou flou, et cela n'a pas sa place en politique, on ne peut pas parler des deux côtés de la bouche à la fois», a dit M. Laviolette, qui entend bien que la question ressurgisse quand les militants débattront du programme électoral du PQ.

Au micro, il était d'ailleurs allé défendre ardemment la nationalisation de l'éolien: on ne doit pas, selon lui, parler d'«expropriation» des compagnies qui sont déjà dans l'éolien, mais bien d'«appropriation» de cette richesse collective qu'est l'électricité. En 20 ans, cette industrie générera 8 milliards de dollars en revenus, qui devraient aller en redevances aux Québécois plutôt qu'en profits à des compagnies albertaines et ontariennes, a-t-il fait valoir.

Dans son discours de clôture, M. Boisclair a expliqué le verdict des militants par «le sentiment de colère» des régions, aux prises avec un développement anarchique de ce secteur.

Il a précisé alors qu'il serait favorable à ce que Hydro-Québec distribution puisse désormais répondre aux appels d'offres lancés par la division production de la société d'État pour des projets de parcs éoliens.

Le secteur coopératif et municipal devrait pouvoir le faire aussi, mais pas question d'exclure l'industrie privée de ce secteur.

En point de presse, il a d'abord tenté de justifier son refus par son opposition à toute velléité d'expropriation des entreprises qui ont déjà signé des contrats avec Hydro-Québec.

Pressé de questions, il a reconnu qu'il ne saurait être question pour lui d'éjecter le secteur privé de l'éolien. Au précédent conseil national, M. Boisclair avait aussi mis de côté une ancienne proposition des militants voulant que Québec coupe les vivres aux écoles privées, une intention apparue avant son arrivée à la barre du PQ.

Hier, la «nationalisation de l'éolien» a été adoptée par moins de 60% des voix. Dans les régions, en Gaspésie, dans le Bas-du-Fleuve et sur la Côte-Nord, les militants étaient quasi unanimes pour l'étatisation qui, ironiquement, se trouvait dans le programme de Pauline Marois, battue par André Boisclair dans la course à la direction du PQ.

Plusieurs députés n'ont pas cru bon hier d'appuyer la position de leur chef. Élu dans Gaspé, Guy Lelièvre a voté en faveur de la nationalisation tandis que Jocelyne Caron (Terrebonne), Maxime Arseneault (Îles-de-la-Madeleine), Danielle Doyer (Matapédia) et Michel Létourneau se sont abstenus.

«Chez nous, on se rend compte qu'il n'y a aucune retombée des investissements faits par le privé. Des intérêts albertains et ontariens se sont emparés des parcs éoliens», a soutenu M. Lelièvre. Autres partisans de la nationalisation, Alexandre Bourdeau (Berthier) et Luc Thériault (Masson) étaient introuvables au conseil national.

Député de Rousseau, François Legault a avoué être un peu médusé de voir que personne ne s'était occupé d'exiger que les élus serrent les rangs.

CONSEIL NATIONAL À QUÉBEC Le PQ veut nationaliser l'énergie éolienne

http://www.cyberpresse.ca/article/20061029/CPACTUALITES/610290671/5032/CPACTUALITES

Denis Lessard
La Presse
Québec

Le projet d'étatiser l'énergie éolienne a provoqué hier des étincelles au conseil national du Parti québécois. Les militants devront trancher aujourd'hui le sort d'une résolution votée hier, qui préconise que tout ce secteur soit nationalisé et placé sous la responsabilité d'Hydro-Québec.

De la même manière, les 500 militants réunis pour parler de réchauffement planétaire et d'énergie renouvelable ont décidé hier de dire non au projet de pont pour le prolongement de l'autoroute 25. Porté au pouvoir, le PQ dira qu'il «est essentiel de mettre fin sans délai au prolongement de l'autoroute 25», affirme la résolution, qui sera entérinée en plénière ce matin.

On est toutefois passé à un cheveu de mettre de côté cette «question d'actualité... difficile», comme l'a dit un militant, qui a demandé qu'on «dépose» cette proposition délicate, une demande qui a failli être acceptée, à une voix près. Le PQ est très solidement implanté dans toutes les circonscriptions de Lanaudière, dont la population profiterait de ce nouvel accès à l'île de Montréal.

Pour André Boisclair, la résolution finalement adoptée hier pour mettre au rancart le projet de pont sur la 25 ne fait que clarifier la position du PQ dans ce dossier.

«Moi-même, je suis allé dire dans la circonscription de Jocelyne Caron (Terrebonne) que le pont de la 25 n'était pas pour nous une priorité. Aujourd'hui, ce l'est encore moins», a-t-il souligné à La Presse. Membre de l'exécutif national, son émissaire, Jean-François Nolet, avait clairement annoncé ses couleurs sur le parquet de l'atelier: «Le parti doit être contre le projet sur la 25 parce que cela va à l'encontre de tout ce qu'on fait ici sur l'environnement.»

Jusqu'ici, le PQ s'était limité à dire que, avant de faire le pont de la 25, il valait mieux moderniser la rue Notre-Dame et favoriser les transports en commun, une position qu'a, en vain, fait valoir le critique péquiste en matière de transports, Serge Deslières, élu dans Beauharnois.

Nombre de propositions ont soulevé des débats intenses - dans bien des cas, les interventions des députés, sur le prolongement de la 25 notamment, sont restées lettre morte.

Stéphane Bergeron et Alexandre Bourdeau, respectivement députés de Verchères et de Berthier, deux circonscriptions où ont cours des projets d'exploitation commerciale de l'éthanol, ne sont pas parvenus à convaincre les militants de hausser de 5 à 10 % la proportion de ce produit dans l'essence.

Aussi, les militants ont décidé de se donner cinq ans plutôt que 10 pour réduire de 10 % la dépendance du Québec aux hydrocarbures.

Mais c'est la proposition sur la nationalisation des éoliennes qui a soulevé de plus de passions.

Critique de son parti en matière d'énergie, Rita Dionne-Marsolais est montée au créneau pour s'assurer qu'une résolution sur le rôle d'Hydro-Québec dans le secteur éolien reste générale. On se contentait d'y préciser que la société d'État «prendrait en charge» le développement éolien. «Ce n'est pas nécessaire de nationaliser le vent. Il y a actuellement des projets qui vont bien. La nationalisation est un mot très fort qui appelle l'expropriation, et ce n'est pas nécessaire», a-t-elle souligné au micro.

Mais, venus de l'aile gauche, des militants sont facilement parvenus à faire ajouter que cette prise en charge devait se faire par la nationalisation. Pour l'ex-syndicaliste Marc Laviolette et pour Pierre Dubuc, l'éditeur de L'aut'journal, «cette industrie éolienne naissante est un secteur stratégique qui ne doit pas être laissé au secteur privé, entre les mains d'intérêts étrangers». Mais réunis en atelier, les militants ont décidé avec une nette majorité que l'éolien devait être nationalisé, ce qui a fait sauter les plombs à Mme Dionne-Marsolais, qui a refusé de présenter aujourd'hui sa motion telle qu'amendée. «Je ne présenterai certainement pas ça, je suis contre la privatisation, est-ce que c'est clair?» a-t-elle lancé.

Ces échanges ont relégué au second plan une proposition faite hier par le chef péquiste. M. Boisclair entend demander que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) ouvre une enquête «générique» sur la qualité de l'air au Québec. De tels travaux avaient eu lieu, sur l'eau, dans les années 90.

«La question de la qualité de l'air nous amène à réfléchir aux questions de transport, de développement du territoire, de relations internationales», a souligné le chef péquiste.

«Je voudrais faire avec la qualité de l'air ce qu'on a fait avec l'eau. Mobiliser tout ce qui existe de ressources au gouvernement, faire le débat avec les groupes environnementaux et l'industrie», a soutenu M. Boisclair. La Politique de l'eau a d'ailleurs été le moment fort de son passage à l'Environnement.

Ses conseillers ont rappelé que le règlement sur la qualité de l'air au Québec n'avait pas été revu depuis 1979. M. Boisclair souhaite qu'on fasse un nouveau répertoire des produits toxiques dans l'air - la liste québécoise, qui compte 70 produits, paraît bien incomplète par rapport à celle de New York, qui en compte plus de 1000.

Dès le début de la journée, M. Boisclair a cru bon de revenir sur la décision du PQ de ne pas participer à la coalition formée par le ministre de l'Environnement, Claude Béchard, pour presser le gouvernement Harper de respecter le protocole de Kyoto.

Pour M. Boisclair, le Québec «est revenu les mains vides» de toutes ces discussions sur Kyoto avec Ottawa. «On a un plan au Québec, qui a des vertus. On réclame 300 millions et on n'a pas une cenne. L'Ontario, qui n'a pas de plan, obtient 500 millions. Il y a toujours bien une limite à se faire entuber par le gouvernement fédéral. Les Québécois vont comprendre que l'avenir pour nous n'est pas dans les pèlerinages et les coalitions», a lancé le chef péquiste.

DES MILITANTS S'OPPOSENT CLAIREMENT AU PROJET

Mésentente au PQ sur le prolongement de la 25

http://www.cyberpresse.ca/article/20061028/CPACTUALITES/610280842/1019/CPACTUALITES

Denis Lessard
La Presse
Québec

Les militants péquistes de Laval réclament que leur parti s'oppose clairement au prolongement de l'autoroute 25, une proposition qui risque de heurter ceux de Lanaudière.

Des débats intenses sont à prévoir entre les 500 militants péquistes qui se réunissent en fin de semaine en Conseil national, sur l'environnement, à Québec. Pour le critique du PQ dans ce dossier, Stéphane Bergeron, des résolutions sur la nationalisation de l'énergie éolienne vont soulever des échanges soutenus entre les militants. La position «mi-figue mi-raisin» du PQ dans le dossier du pont de la 25 va aussi soulever la controverse.

Jusqu'ici, le Parti québécois s'était contenté de critiquer la gestion du gouvernement Charest dans ce dossier du pont de la 25, soulignant notamment qu'il fallait au préalable développer le transport en commun et terminer la modernisation de la rue Notre-Dame, le déversoir naturel d'une partie de la circulation. Des communiqués du parti évitaient de se prononcer sur le bien-fondé du projet.

Serge Deslières, le critique du PQ aux transports, «avait pris une position mi-figue mi-raisin, a soutenu M. Bergeron. Le caucus de Lanaudière s'est plutôt prononcé favorablement au pont de la 25. Le chef du Parti québécois a, lui, adopté une position plus ferme. Oui, il risque d'y avoir des débats intéressants, il y a une diversité de vues dans le parti sur cette question».

Or dans une proposition d'amendement à la position de l'exécutif du parti, les militants de Laval demandent plus de clarté et veulent que le PQ s'engage explicitement «à mettre fin sans délai au prolongement de l'autoroute 25» afin que la Couronne nord se dote de meilleures infrastructures de transport en commun.

Sur l'énergie éolienne, la quinzaine de circonscriptions de Montréal-Centre, proposent que sous un gouvernement péquiste, Hydro-Québec «participe directement au développement de la filière éolienne. (...) Pour ce faire, un gouvernement du Parti québécois nationalisera la production d'énergie éolienne». Mais plusieurs autres instances, le Comité national des jeunes, Montérégie et Capitale nationale, ont une proposition bien différente, proposant tous qu'Hydro puisse acheter de l'électricité de ces parcs éoliens demeurant propriété privée.

Sur le dossier des ports méthaniers, un dossier conflictuel dans la région de Québec, la proposition de Chaudière-Appalaches demande au gouvernement péquiste de prendre position sur le projet, en tenant compte de l'avenir énergétique du Québec et du BAPE. Moins favorables, les militants de la Capitale nationale demandent que les projets de terminal montrent patte blanche sous plusieurs aspects: la sécurité des riverains, «la protection de la riche zone patrimoniale de l'île d'Orléans (...) avant d'avaliser toute décision permettant l'implantation d'un port méthanier à Lévis». «Et il y aura peut-être les militants du Bas-Saint-Laurent qui voudront embarquer dans le débat», à cause du projet de Gros-Cacouna, prédit M. Bergeron.

Le dossier de la vente du Mont-Orford a déjà été source de controverse au PQ. Le député Claude Boucher avait promis qu'une fois élu, le PQ remettrait la montagne dans son état original avant la vente, une position vite désavouée par André Boisclair. Cette fois, le document du PQ ne fait aucune mention de la privatisation d'Orford. Les militants de Montréal-Centre demandent qu'un gouvernement péquiste «s'engage à respecter l'intégrité des parcs nationaux». Est-ce à dire qu'une fois élu, le PQ s'engage à ne jamais céder une parcelle des parcs nationaux? «Certains militants veulent qu'on abroge la loi 23 (la vente d'Orford) d'autres veulent qu'on s'engage sur l'avenir, il faudra voir le débat pour connaître les volontés de chacun», résume le député Bergeron.

Sur la centaine de résolutions, certaines sont audacieuses. Les jeunes du PQ proposent la création de «zones de péage urbain» comme à Londres ou à Stockholm. Les recettes obtenues seraient injectées dans le développement du transport en commun et les stationnements incitatifs.

Parti québécois - Conseil environnemental

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2006/10/28/001-PQ-conseil-national.shtml

Le Parti québécois tient cette fin de semaine son conseil national, à Québec.

Le thème central du rassemblement péquiste sera l'environnement. La formation souverainiste a entre autres invité le directeur de Greenpeace Québec, Steven Guilbeault, à titre de conférencier.

Une résolution sur la nationalisation de la production éolienne par Hydro-Québec sera aussi présentée. Le développement éolien est actuellement surtout l'affaire du secteur privé.

Cette réflexion survient deux jours après la mise sur pied d'une nouvelle coalition par le ministre québécois du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard. Ce regroupement non partisan, dont ne fait pas partie le PQ, veut forcer Ottawa à respecter les objectifs du protocole de Kyoto et à verser plus d'argent aux provinces pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L'aile parlementaire de l'Action démocratique, les organismes Équiterre et Greenpeace, l'Union des municipalités du Québec, ainsi que le Mouvement des caisses Desjardins font notamment partie de cette coalition.

Le député péquiste de Verchères et porte-parole de l'opposition en matière d'environnement, Stéphane Bergeron, a expliqué que le PQ considérait la coalition comme un aveu d'échec des revendications du gouvernement de Jean Charest auprès de celui de Stephen Harper.

M. Bergeron estime qu'à l'avenir, les gouvernements pourraient être jugés principalement sur leur gestion des dossiers environnementaux.

Pipeline Saint-Laurent

Ultramar privilégie toujours le boisé Verchères

http://www.hebdos.net/orb/edition442006/articles.asp?article_id=148064

Denis Bélanger

À la suite du dépôt de l'étude d'impact sur l'environnement concernant le projet du Pipeline Saint-Laurent, Ultramar privilégie toujours de faire passer son oléoduc dans le boisé Verchères.

La pétrolière avance que l'aménagement de l'oléoduc n'entraînerait que l'abattage de 1,4 hectares d'arbres. Le projet initial aurait entraîné la coupe de neuf hectares. "L'étude démontre que le tracé adjacent à l'emprise des lignes à haute tension d'Hydro-Québec aura peu d'incidences sur les ressources forestières, commente Louis Forget, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales chez Ultramar. Nous avons d'ailleurs élaboré un plan de reboisement." L'étude d'impact a été réalisée par la firme UDA et a été rendue publique la semaine dernière.

L'entreprise se dit toutefois ouverte à poursuivre les discussions avec les gens qui seront touchés par le corridor Saint-Hyacinthe - Boucherville de l'oléoduc. "Nous avons eu dernièrement une réunion à McMasterville avec les intervenants du milieu. Nous leur avons proposé d'autres tracés, mais ceux-ci toucheraient des secteurs plus urbanisés et plus de propriétaires seraient concernés."

Si le tracé privilégié d'Ultramar est retenu, l'oléoduc passerait sur 68 propriétés de la MRC de La Vallée-du-Richelieu, notamment à Saint-Mathieu, Saint-Marc et Saint-Charles.

D'ailleurs, des agents de liaison de l'entreprise visitent actuellement les propriétaires concernés pour leur faire signer les papiers qui confèrent un droit de passage à la pétrolière. L'Association des propriétaires privés agricoles, acéricoles et forestiers (apPAF) avise toutefois ses membres de ne rien signer.

"Il nous manque encore de l'information. Nous sommes d'ailleurs peu satisfaits de l'étude. Elle ne concerne que l'environnement, elle ne tient pas compte du côté humain", ajoute Monique Lusignant, membre de l'apPAF et agricultrice de Saint-Charles-sur-Richelieu.

Pour sa part, le député de Verchères, Stéphane Bergeron, ne s'étonne pas des conclusions tirées par l'étude d'impact sur l'environnement. "Il fallait s'attendre à ce que le document porte un jugement favorable à l'endroit de ce projet, commente Stéphane Bergeron. Le dépôt de cette étude ne modifie pas la stratégie des gens du milieu qui ont bien l'intention de proposer un tracé différent pour le corridor Saint-Hyacinthe - Boucherville. Ultramar fait quand même preuve d'ouverture d'esprit dans ce dossier."

La médaille de l'Assemblée nationale pour deux Dyonisiens

http://www.hebdos.net/orb/edition442006/articles.asp?article_id=148057

Jean-Nicolas Saucier

La médaille de l'Assemblée nationale a été remise lundi soir à Onil Perrier et son épouse Berthe Chayer pour leur implication et leur dévouement sans limites dans la communauté de Saint-Denis.

En présence des députés Jean-Pierre Charbonneau et Stéphane Bergeron, de même que du maire de Saint-Denis, Jacques Villemaire, le couple a reçu la prestigieuse décoration qui témoigne de son engagement. Au fil des ans, Mme Chayer et M. Perrier ont grandement contribué à préserver le riche patrimoine qui fait aujourd'hui la fierté de la population de Saint-Denis.

Au nombre de leurs réalisations, on retrouve la fondation de la Fête du Vieux-Marché, événement majeur chaque année au village. Également, la protection et la mise en valeur de la Maison nationale des Patriotes, la création de la chorale des Chanterelles, de même que la mise sur pied, avec une trentaine de partenaires, de la Société d'histoire des Riche-Lieux.

Touché, le couple s'est dit très reconnaissant de l'honneur ainsi décerné. "Je suis très ému, a mentionné M. Perrier, c'est une distinction qui nous touche beaucoup. Nous apprécions tout particulièrement la présence des députés, deux hommes avec qui nous avons beaucoup travaillé. Une très grande fierté nous habite face à l'hommage qui nous est aujourd'hui rendu."

Mme Chayer et M. Perrier frisent tous les deux l'âge vénérable de 80 ans. Malgré tout, ils demeurent encore aujourd'hui très actifs au sein de leur communauté. C'est ce qu'a tenu à souligner le maire de Saint-Denis, Jacques Villemaire. "Nous assistons ce soir à une fête magnifique et elle est pleinement méritée. Nous sommes très fiers de vous, d'autant plus que vous continuez encore et toujours à travailler activement au sein de votre communauté. Je n'ai que des fleurs pour vous."

Rappelant le long chemin parcouru par le couple depuis son arrivée à Saint-Denis en 1978, le député Jean-Pierre Charbonneau a tenu à rendre hommage à deux très grands patriotes. "C'est un couple qui n'a jamais arrêté, même dans l'adversité. À mesure que leur implication grandissait dans la communauté, ils ont su gagner l'estime de leurs concitoyens. Quand on regarde leur parcours, on ne peut que saluer leur implication sans borne pour leur milieu. Je tenais absolument à leur témoigner publiquement ma reconnaissance avant mon départ."

Et s'il faut en croire Onil Perrier, c'est encore loin d'être terminé. L'homme caresse encore de nombreux projets qu'il a bien l'intention de voir aboutir prochainement. "J'avertis tout de suite la population que je vais avoir besoin d'aide très bientôt pour un autre projet à caractère patrimonial pour Saint-Denis", a déclaré le nouveau médaillé en précisant qu'une annonce en ce sens serait faite prochainement.

Kyoto

Québec prend la tête d'une coalition «non partisane»

Presse Canadienne (PC) Par Martin Ouellet
26/10/2006 17h19

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/10/20061026-171924.html

http://www.ledevoir.com/2006/10/27/121419.html

http://corusnouvelles.com/nouvelle-quebec_prend_tete_coalition-34362-2.html

Le gouvernement Charest prend la tête d'une coalition «non partisane» afin de forcer Ottawa à verser plus d'argent aux provinces pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Mais contrairement à l'Action démocratique du Québec (ADQ), le Parti québécois (PQ) a refusé de se joindre à la coalition, «une bébelle», qui formule ses demandes sur un ton «mièvre et mollasson», a soutenu en point de presse jeudi à Québec le député péquiste Stéphane Bergeron.

La chaise laissée vide par le PQ n'a pas semblé émouvoir outre mesure le ministre du Développement durable, Claude Béchard.

Ce dernier a présenté jeudi à la presse les 27 organismes membres de la coalition, des acteurs aussi divers que le monde municipal, les centrales syndicales, Greenpeace et la société Cascades.

Le géant du papier était d'ailleurs représenté en conférence de presse par Hubert Bolduc, l'ancien attaché de presse de l'ex-premier ministre péquiste Bernard Landry.

«C'est dommage. Tout le Québec est là sauf eux (le PQ)», a dit le ministre Béchard en haussant les épaules.

Selon lui, le PQ a manqué l'occasion de «s'élever au dessus de la partisanerie» pour faire front commun en faveur du respect des objectifs de Kyoto.

«Ils devront s'expliquer sur cette décision-là», a-t-il dit.

Dans une lettre transmise à la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, la coalition «recommande» à Ottawa de «soutenir financièrement les stratégies énergétiques et de réductions des émissions de GES des provinces» et de «réaffirmer l'adhésion du Canada aux objectifs du protocole de Kyoto».

Cependant, la lettre ne fait aucune mention du transfert de 328 millions $ que le gouvernement Charest réclame du fédéral pour l'aider à atteindre les objectifs fixés par le protocole.

Cette omission, tout comme le libellé contenu dans la missive, a convaincu le PQ de tourner le dos à la coalition, a mentionné le porte-parole de l'opposition péquiste en matière d'Environnement.

Au lieu de «recommander» un meilleur soutien financier, il aurait fallu inscrire «exiger» ou «réclamer», a évoqué M. Bergeron en guise d'explication. Le député du PQ croit aussi qu'il était essentiel d'inclure dans la lettre la revendication de 328 millions $, à titre d'exigence minimale du Québec.

Si la missive ne souffle mot des 328 millions $, c'est que le gouvernement du Québec «ne veut pas s'encarcanner (sic) dans un montant», a rétorqué M. Béchard.

«Qu'on ne vienne pas me dire que c'est parce que le 328 millions $ n'est pas là! Il est implicite. Et le jour où on ira chercher 330 ou 350 millions $, vont-ils être déçus de ne pas avoir juste 328?», a-t-il insisté.

Néanmoins, pour le PQ, la coalition n'est rien de plus que «la démonstration pathétique et pitoyable» de l'incapacité du gouvernement libéral à obtenir son dû d'Ottawa.

Un avis que ne partage d'aucune façon le directeur de Greenpeace au Québec, Steven Guilbeault, que l'on dit pourtant proche du Parti québécois.

«Ce qui s'exprime à travers cette coalition-là, c'est le leadership du Québec en entier et l'intérêt du Québec en entier sur la question des changements climatiques et du protocole de Kyoto», a-t-il analysé.

L'isolement du PQ risque-t-il de refaire surface en fin de semaine au conseil national du parti, qui portera, incidemment, sur la question de l'environnement?

Le député Bergeron n'y croit pas: «Cela n'a pas de lien», a-t-il laissé tomber.

Respect du protocole de Kyoto

Consulter le reportage vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://lcn.canoe.com/cgi-bin/player/video.cgi?file=20061026-220634&link_nouvelle=http://lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2006/10/20061026-220634.html&link_archive=/national/&type_archive=National&alt=

Environnement - Naissance d'une coalition

Consulter le reportage vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous :

Zapmédia - Radio-Canada

Objectif : objectivité

http://www.hebdos.net/orb/edition392006/articles.asp?article_id=143862

Par la présente, j'aimerais féliciter messieurs Jean-Pierre Charbonneau et Stéphane Bergeron pour l'organisation d'une rencontre d'information destinée aux élus de notre région ainsi qu'à certains groupes opposés à la production porcine. L'objectivité semblait être au rendez-vous et surtout, la pression exercée sur le secteur porcin a été quelque peu relâchée en spécifiant que tous les maux environnementaux ne tirent pas leur origine des élevages porcins. Des spécialistes de deux ministères (Agriculture et Environnement) sont venus dire que la production porcine a fait des pas de géants en matière de protection de l'environnement dans les dix dernières années; que les excréments humains sont source de pollution et de rejets de phosphore et que l'assainissement des eaux usées pour toutes les municipalités doit faire partie du débat sur la pollution des cours d'eau au Québec; que la production porcine est sous la loupe du gouvernement par le biais de plusieurs études d'impact de celle-ci sur son environnement physique et social.

Il est plutôt rare d'entendre des politiciens s'engager dans un discours peu populaire, mais force est de constater que cette fois, l'objectif de la rencontre était définitivement l'objectivité plutôt que la partisanerie ou même la démagogie.

Encore une fois, félicitations messieurs, et je souhaite que l'expérience se répète pour le bien commun de la totalité de la collectivité.

Nathalie Parent-Legault, agronome
Mont-Saint-Hilaire

Mont-Orford

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/09/20060919-093217.html

Le PQ dans l'embarras

Yves Chartrand
Le Journal de Montréal
19/09/2006 09h32    

Le Parti québécois continuera à réclamer le maintien intégral du parc du Mont-Orford, mais pas question cependant de s'engager à ramener le parc dans son état actuel si jamais le projet du gouvernement libéral de construction d'habitations démarrait.

«On ne pourra pas remettre la pâte à dents dans le tube», a convenu hier Stéphane Bergeron, au sortir d'une réunion privée à Montréal convoquée par son chef André Boisclair dans le but d'accorder les violons à la suite des déclarations du député de Johnson, Claude Boucher, organisateur en chef du PQ en Estrie.

Dans les dernières semaines, ce dernier, ardent défenseur de l'intégralité du parc du Mont-Orford, s'est engagé à abroger la loi 23 dès que le PQ prendra le pouvoir, ce qui signifiait de recréer le parc actuel, peu importe où en serait rendu le projet des libéraux.

Au cabinet d'André Boisclair, on n'a pas voulu confirmer la rencontre mais on convient que le PQ ne peut s'engager maintenant à reconstituer intégralement le parc du Mont-Orford, peu importe où en sera le dossier au moment de la prise du pouvoir.

«M. Boisclair ne prendra aucun engagement formel dans ce dossier aussi longtemps qu'il ne saura pas quand auront lieu les élections au Québec. Agir autrement serait irresponsable de sa part», a indiqué son attaché de presse, Joël Simard-Ménard.

«C'est évident qu'on ne peut pas s'engager trop loin puisqu'on ne sait pas où il sera rendu lorsque nous formerons le gouvernement», dit Stéphane Bergeron.

«Un peu loin»

Le député Claude Boucher, qui confesse être allé «un peu loin» en s'engageant publiquement à abroger la loi 23, croit maintenant que le PQ «sera obligé de vivre avec la situation que les libéraux auront créée. On ne peut pas s'engager à racheter des condos construits ou une auberge.»

Il estime toutefois que, selon toute probabilité, «les chances de voir des condos lever de terre dans le parc d'ici les prochaines élections sont minces».

Tout comme son chef l'avait fait ce printemps, Boucher rappelle que le PQ «ne conseille pas à des investisseurs de mettre de l'argent dans la montagne».

Dans un communiqué, Stéphane Bergeron, le critique officiel en matière de parcs, établit clairement la stratégie du PQ pour l'avenir immédiat : gagner du temps.

Le député réclame le report du processus d'appel d'offres de la vente des terrains jusqu'à la divulgation des études de mise en marché du projet Nicolet et la tenue d'une autre consultation publique «afin qu'un vaste consensus régional puisse émaner».

ychartrand@journalmtl.com

Le Mont-Orford: un enjeu électoral

Parti québécois

http://www.radio-canada.ca/regions/estrie/2006/09/18/001-Mont_ORford_PQ.shtml?ref=rss

Le Parti québécois a confirmé dimanche, devant ses membres réunis à Orford, qu'il fera du projet de privatisation partielle du Mont-Orford un enjeu électoral.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et de parc et député de Verchères, Stéphane Bergeron, s'est engagé à tout faire pour réintégrer dans le parc le territoire amputé par la loi 23 si son parti est porté au pouvoir.

Il a précisé que, malgré les rumeurs de dissensions au sein du parti, le PQ n'a jamais modifié sa position au sujet d'Orford.

Le député de Verchères a aussi réagi à la proposition du groupe de travail présidé par Roger Nicolet. Il a dit que le pouvoir du groupe régional était futile, puisque tout était joué d'avance.

Le 6 septembre dernier, le gouvernement Charest a approuvé le projet de développement récréotouristique du Mont-Orford élaboré par le groupe de travail sur le Mont-Orford et approuvé par le conseil de la MRC de Memphrémagog.

Selon le rapport, seuls les terrains nécessaires au développement immobilier, soit environ 80 hectares, seraient vendus et exclus du domaine public. Le groupe recommande en effet que la montagne, le domaine skiable et le terrain de golf, une fois privatisés, redeviennent propriété publique, en obligeant le promoteur à les revendre pour la somme symbolique de 1 $.

La proposition vise à créer un village piétonnier de 750 unités d'hébergement au pied du centre de ski du mont Orford, soit beaucoup moins que les 1400 prévus au départ.

En juin 2006, le gouvernement libéral de Jean Charest impose le bâillon à l'Assemblée nationale pour adopter le projet de loi 23 sur la privatisation du Mont-Orford prévoyait la privatisation de 579 hectares du parc.

Dossier Orford : le député péquiste Stéphane Bergeron appuie le projet de coopérative, mais a des réserves

http://www.corusnouvelles.com/nouvelle-dossier_orford_depute-27199-2.html

(CHLT) - Le projet de Coopérative de solidarité pour le mont Orford est une bonne idée selon le critique du Parti québécois en matière de faune et de parcs, Stéphane Bergeron, qui était invité hier à une assemblée du PQ à l'auberge Estrimont.

Le député Bergeron a d'abord salué l'effort du comité aviseur dans ce dossier, mais il déclare que le projet soumis par le comité de Roger Nicolet n'est pas le meilleur scénario à envisager...

Selon M. Bergeron, si une partie du parc devait être vendue, la communauté devrait en prendre charge.

Il se montre donc ouvert à ce qu'un gouvernement du Parti québécois reprenne le contrôle du parc des mains d'une coopérative.

Francois Jeanson / CHLT

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